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Biographie :


Salah Khelifa est né le 21 mai 1943 à Ksibet-el-Médiouni, (dans la région de Monastir, en Tunisie)


Salah Khelifa est né le 21 mai 1943 à Ksibet-el-Médiouni,(dans la région de Monastir, en Tunisie) ; il y fréquenta l’école primaire franco-arabe où il obtint le CEPE (certificat d’études primaires élémentaires). Admis au concours d’entrée en 6ème au lycée de Garçons de Sousse, il y obtint le BEPC (brevet d’études du 1er cycle) et les deux parties du baccalauréat français de Philosophie. Reçu à l’École Normale Supérieure de Tunis, il y prépara une licence d’histoire qu’il décrocha avec le Prix présidentiel (1968).
Tout en enseignant l’histoire et la géographie dans maints lycées de Tunisie, il prépara un doctorat de 3ème cycle (histoire et civilisations) à la Faculté des Lettres et Sciences humaines de Reims en Champagne (1982) et un doctorat d’État (histoire et civilisations) à la Faculté des Langues de Lyon III (1987).
Il enseigna le soufisme à l’Institut Supérieur de Théologie de Tunis où il dirigea plusieurs hauts travaux de recherches.

Parallèlement à ses fonctions d’enseignant et de chercheur, il publia son 1er recueil de poèmes (la Ronde des Affamés) à Sfax en 1973 et son tout dernier (Impromptus XX) en octobre 2010.
Jusqu’ici, il a publié 65 recueils de poèmes en vers réguliers et classiques, soit presque 200 000 vers ; 100 000 vers sont encore rangés dans les tiroirs de sa bibliothèque et seront incessamment publiés inchallah.
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Ksibet-el-Médiouni
Ksibet-el-Médiouni (dans les années 1950) vue par Salah Khelifa.

Bâtie sur les vestiges de Leptis Minor,  accrochée à une butte côtière mamelonnée de 30 mètres d’altitude, Ksibet-el-Médiouni occupe tant les faubourgs préhistoriques de l’aristocratie phénicienne que les faubourgs antiques de l’aristocratie romaine ; c’était dans son « pagus Â» qu’Hannibal rappelé de toute urgence d’Italie, débarqua pour sauver Carthage  du danger que lui faisait courir l’irréductible Scipion (-202) ; c’était ce même pagus de « l’Africa vetus Â» que Jules César foula pour guerroyer contre Caton et Juba I, alliés de son ennemi Pompée (-46) qu’il écrasa à plate couture.

Comme Leptis Minor prit partie pour Pompée, son sort s’en ressentit gravement ; la ville s’étiola donc, périclita et finit par disparaître enfin. Le site occupé de nos jours par Ksibet-el-Médiouni ne fut réhumanisé qu’au Moyen-Âge après les invasions hilaliennes du XIème siècle.

Située à 9 km au sud-est de Monastir, elle trône au milieu de 5 bourgades dont la plus éloignée en est distante de 4 km à peine.
Quand je commençai à prendre conscience de la vie en dehors du patio de notre maison et de la cour de mon école, plusieurs noms bouillonnaient dans mon cerveau d’enfant ; les personnes qui les portaient sont d’autant plus présentes dans ma mémoire d’aujourd’hui qu’elles avaient joué un certain rôle dans le cours des événements de la ville.

Dans les boutiques où ma mère m’envoyait faire nos emplettes, les épiciers Hédi Janette et Ali Lajmi ainsi que leurs clients parlaient avec discrétion et terreur du terrible Résident Général de Hautecloque et du cynique général Garbay,
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Chroniques tunisiennes :
Par le Professeur-Poète Salah Khelifa
[Émeutes, révolte, révolution]

Avec une promptitude inouïe, l’émeute de Sidi-Bouzid du 17 décembre 2010 s’était propagée dans presque toutes les villes et régions de Tunisie ; en moins de 4 semaines tout le pays était ensanglanté ; quelque 200 victimes étaient tombées sous les balles directes de la police du maintien de l’ordre et de la police présidentielle ; les Tunisiens de tous les âges...+Détails

Oraison:

  J’ai vraiment eu la chance d’être le fils deRafiq Ameur, ce communiste débordant d’énergie et d’humanisme qui, ne s’étant jamais vendu ni prostitué, s’était toujours allié à tous les opprimés de la terre. ... +Détails